L.Ch.&A.N.

« Internautes, Internautes et Internautes, je vous salue ! »

Qui que vous soyez et quelle que soit la raison de votre présence ici je vous remercie d’abord de visiter mon site et ensuite de vous intéresser à moi ! Si toute fois vous avez commis un clic maladroit sur le mauvais lien, je ne vous tiendrai pas rigueur de retourner sur vos pas car cette page ne s’adresse qu’à d’éventuels recruteurs/recruteuses, quelques journalistes avec un reste d’éthique professionnelle ou une poignée de curieux.

Ainsi Tout A Commencé…

Comme j’ignore parfaitement vous que vous souhaitez découvrir en parcourant ces lignes, je vous dis tout ! Mais pour un parcours de vie condensé, visez plutôt le bouton CV (ci-contre ou ci-après, suivant le format de votre écran).
Je n’ai aucune responsabilité dans les évènements qui se sont sont produits aux environs de la fin novembre 1983, cependant il en a résulté ma mise au monde et mon inévitable rencontre avec l’entropie le vendredi 03 août 1984 à 11h30 – l’heure de manger. Les instants qui suivirent – jusqu’en 1987 – ne m’auront finalement laissé que peu de souvenirs et beaucoup de confusion. Néanmoins, je dois à l’une de mes sœurs, de trois ans mon aînée, qui repassaient ses leçons le soir avec ma mère, d’avoir su lire dès 3 ans. Je me souviens de moments peu glorieux mais aussi d’avoir dessiné au feutre un Père Noël dans les nuages, qui resta placardé aux murs de la classe de grande section de maternelle de Caumont L’Éventé durant des années, même après que je l’ai quittée, comme preuve des chefs-d’œuvres que peuvent réaliser des enfants de cinq ans. Et je me rappelle les préparatifs des mardis gras, de ma mère et de mon père qui combinaient leurs efforts pour faire de trois bouts de cartons un chapeau de Zorro, ou encore de mes sœurs qui tressaient de la laine pour faire une queue de lion. Oh et cette nuit ! La première des grandes vacances. Depuis quelques semaines, une télévision couleur remplaçait le minuscule téléviseur noir&blanc dans le salon. Sur Antenne 2, une nuit spéciale de programmes jeunesse a été diffusée directement dans la chambre que je partageais avec ma sœur, sur le petit écran monochrome. Je sais qu’à un moment, je me suis endormi. Mais quelle expérience !

La Nuit Est Un Second Jour

Ah ! Insomnie quand tu nous tiens ! Jusque très tard, il fallait un parent pour protéger chacun de mes flans si l’on voulait que je dorme. Ensuite, c’est ma sœur qui me servit de boucliers contre les éventuels assaillants nocturnes durant quelques années de plus. Mais à partir de sept ans, je me retrouvais bien malgré moi livré à la solitude de cette immense chambre. M’endormir ne fut jamais un problème, je crois. Le réveil, en revanche, survenait trois à quatre heures après l’endormissement et débarrassé de toute fatigue, je devais patienter jusqu’au matin avec mes livres pour seule compagnie. Ce fut une période où j’envisageais d’entrer dans les ordres. Plutôt que de m’inscrire au catéchisme, ma mère me recommanda la lecture de la Bible. Cet infâme pavé pour un enfant de sept ans balaya toute velléité d’un jour occuper la cellule d’un monastère. Mais ma soif de lire était intacte. J’aimerais vous dire que c’était ma seule distraction mais à la vérité, je guettais sur les diodes du radio-réveil qui me suit encore aujourd’hui à mon chevet, l’heure fatidique à laquelle FR3 diffusait les premiers dessins-animés du jour. Avant même ma non-rencontre avec la foi, je devais faire l’expérience d’une non-rencontre avec la politique en novembre 1989. Je me souviens ce matin-là : je descends sur la pointe des pieds, j’allume la télévision, le son très bas pour ne pas troubler le sommeil toute la famille à l’étage. Je crois m’être levé trop tôt d’abord, mais les minutes passent puis une heure, … Je remonte et secoue le bras de ma mère endormie : « Y’a pas de dessins-animés ! … « , je lui souffle, veillant à ne pas réveiller mon père. Évidemment, elle ne pouvait rien y faire : un mur était tombé quelque part dans le monde et la catastrophe méritait qu’on lui consacre des reportages et des flashs spéciaux au détriment du plaisir des enfants.

Je ne manquais pas de jouets mais en dehors de Noël et des anniversaires, il fallait casser sa tirelire pour en acquérir de nouveaux. Par contre, chaque fois que j’accompagnais ma mère le mercredi au super marché, je pouvais repartir avec un livre. C’est à l’une de ces occasions, qu’en 1991, j’acquiers Le Tombeau du Vampire publié par Folio Junior, dans la collection Un Livre Dont Vous Êtes le Héros. Le monde venait de basculer.

×